lundi 8 décembre 2014

5 choses enseignants peuvent apprendre de Jeux Vidéo

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Les joueurs de jeux vidéo apprennent à élaborer des stratégies et comment effectuer des actions parfois complexes afin d'atteindre un objectif. Je crois que nous pouvons tous apprendre à faire participer les élèves à travers l'étude des jeux vidéo. Voici cinq choses que nous pouvons apprendre de jeux vidéo et d'adaptater à la salle de classe.

1) Les joueurs ne lisent pas les directions

À l'école, nous avons tendance à donner aux étudiants les notes, puis leur demander de pratiquer. Les joueurs de jeux vidéo lisent rarement les directions d'abord, ils sautent juste dans les jeux eux-mêmes ont généralement certains échafaudages pour aider le joueur à apprendre le jeu.; cependant, les joueurs plongent généralement dans et probablement meurent tout de suite.

En tant qu'enseignants, nous pouvons fournir aux élèves l'occasion d'expérimenter et d'explorer ce qu'ils ont besoin d'apprendre avant de leur dire ce qu'ils doivent savoir. Parfois, les élèves prendront leur apprentissage beaucoup plus loin que ce que nous avions prévu lorsque nous leur donnons à manger à essayer des choses en premier.

2) Le défaut est attendue

Une des premières choses qu'un joueur dans un jeu vidéo est le dé. Ils apprennent de cette expérience et essayent à nouveau. Jeux vont sur la maîtrise des compétences et les joueurs sont généralement autorisés à continuer à essayer jusqu'à ce qu'ils réussissent.

Échec de l'enregistrement dans le carnet de notes peut étouffer la prise de risque. Pour certains élèves même essayer sur des missions faciles est un risque qu'ils échoueront. Permettre aux étudiants de continuer à essayer jusqu'à ce qu'ils réussissent peut les aider à essayer des choses qu'ils ne auraient pas autrement essayé.

3) Les jeux sont sociale

Même si le jeu est un jeu d'une personne, les joueurs se connectent les uns aux autres autour du jeu. Ils en parlent, créer des wikis et des vidéos pour partager des conseils, et d'apprendre les uns des autres. Collaboration dans un jeu vidéo est de pas tricher, il est encouragé.

En tant qu'enseignants, nous pouvons redéfinir nos attentes que les élèves travaillent seuls. Les étudiants peuvent apprendre plus de partager des idées et de travailler ensemble que ce qu'ils peuvent travailler seul. Encourager les élèves à afficher publiquement leurs réalisations en classe, pour discuter de ce qu'ils font, et d'avoir d'autres étudiants de partager des idées pour aider une autre œuvre meilleure d'étudiants.

4) Les joueurs participent activement

Dès qu'un joueur se branche dans le contrôleur pour le jeu vidéo ou lance l'application sur leur téléphone, ils font activement quelque chose. Certains jeux ont de courtes lignes de l'histoire du cinéma partagées, mais elles sont de courte durée et le joueur est de retour pour contrôler le jeu.

La personne qui effectue le travail est la personne qui fait l'apprentissage. En examinant mes plans de cours je essaie d'utiliser le verbiage "les étudiants sont« autant que possible, en se abstenant de «enseignant est" ou "enseignant dit." Bien que je vais faire des choses au cours de la période de classe Je veux essayer d'encadrer mes leçons de l'objectif de l'élève et ce qu'ils font. Tout comme les joueurs dans un jeu vidéo sont constamment contrôlés leur environnement et de faire des choix, je veux essayer d'avoir ceci dans ma classe.

5) Défi est Fun

Jeux qui sont trop facile ou trop dur sont rapidement abandonnées. Jeux différencient pour le joueur en leur permettant de jouer à leur niveau et encouragent le joueur à se dépasser pour atteindre des niveaux plus élevés. Jeux-nous apprendre à avoir un défi qui est juste au-dessus de notre niveau de capacité, mais à notre portée. Ce qui rend le jeu amusant, ce est qu'il est difficile, mais pas trop difficile.

Comme les enseignants quand nous demandons à tous les étudiants à effectuer la même tâche ou d'apprendre les mêmes choses, il peut être trop dur ou trop facile pour certains élèves. Fournir aux élèves un défi intéressant qu'ils sentent qu'ils peuvent réussir à peut aider les élèves aiment apprendre. Fournir aux élèves certains des choix différents, ou des défis, qui fournissent aux deux élèves en difficulté et les étudiants avancés la possibilité d'être contesté est une façon nous pouvons apprendre de jeux.

dimanche 7 décembre 2014

Passer de la pédagogie à la micro pédagogie

Marc Dennery, 24 mai 2013
Former un expert à la pédagogie, c’est bien. Le former aussi à la micro pédagogie, c’est mieux ! Quand on le forme à la pédagogie, il apprend à définir ses objectifs et à y associer les techniques les mieux adaptées. C’est un grand pas, mais ce n’est pas suffisant.
La micro pédagogie c’est le fait de transformer un contenu indigeste en une présentation compréhensible par tous. Un bon “micro-pédagogue“ est capable d’expliquer simplement un concept, une notion complexe que ce soit à travers un support d’animation présentiel ou une séquence de e-learning ou encore une fiche pédagogique.
Avec la généralisation du Blended Learning, la micro pédagogie devient prépondérante. Il ne s’agit plus seulement d’imaginer les techniques d’animation les plus dynamiques et participatives, encore faut-il mettre en forme les contenus afin de faciliter leur acquisition par les apprenants dans les différentes situations d’apprentissage (exposé ou auto formation en groupe, apprentissage ou révision au poste de travail, séquence de mentorat ou tutorat…)
Les experts sont souvent démunis sur les questions de micro pédagogie. Ils veulent tout dire, le plus souvent à travers du texte, sans se soucier de ce que doit retenir d’essentiel l’apprenant. Il n’est pas possible de les former, mais ils écoutent généralement avec bienveillance nos conseils car ils ont conscience de leurs limites dans ce domaine.
Voici 7 conseils que nous leur présentons avant de démarrer avec eux la rédaction de contenus pédagogiques. Cliquez sur + pour en découvrir le détail.
Commencer par les mots clés
Avant de démarrer une explication, commencez par préciser le vocabulaire qui va être essentiel à la compréhension. Cela permet à l’apprenant d’éviter de se perdre et au concepteur de s’assurer qu’il n’y a pas d’ambiguïté dans son raisonnement. Le vocabulaire est au pédagogue ce que les fondations sont au bâtisseur de cathédrale !
Travailler en plusieurs couches
Plutôt que de tout dire en une seule fois, ce qui vous conduit généralement à noyer votre interlocuteur dans les détails, privilégiez une présentation par couches successives. Commencez par l’essentiel de ce qu’il faut savoir, puis poursuivez par quelques focus sur des notions complémentaires, et terminez enfin par des notions plus complexes et non indispensables. Ce que l’on peut appeler le “Pour aller plus loin“
Utilisez une iconographie décalée
Le texte seul en e-learning ou les long discours en présentiel lassent les participants. Si vous voulez avoir de l’impact, utilisez des photos, picto, illustrations… qui font sourire, étonnent, renforcent vos propos…
Employer des plans types
Il existe différents plans types pour structurer ses propos. Les journalistes utilisent souvent la technique des 5 W (Who, What, When, Where, Why). Mais il y en a bien d’autres. Exemple : pour la présentation d’un concept : qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? A quoi ça ressemble ? Comment ça fonctionne ? ou encore pour la présentation d’un outil : la finalité, les éléments et leurs fonctions, les précautions d’utilisation, la mise en oeuvre, les trucs et astuces pour optimiser l’utilisation… Et n’oubliez pas aussi le mind mapping (cliquez ici)
Jouer des comparaisons
Comparaison, n’est pas raison ! Certes, mais cela peut aider à comprendre. Si vous voulez expliquer la vitesse d’une particule, comparez cette vitesse à des unités bien connues : le tour de la terre, la diagonale de la France…
Eviter les enchâssements 
Quand on est expert, on fait souvent ce que l’on appelle des enchâssements. On intègre une idée dans une autre, puis dans une autre… On parle des exceptions alors qu’on n’a pas fini de présenter la norme. Faites simple ! Par exemple, présentez la norme en premier puis faites la liste des exceptions. Allez droit au but sans vous perdre dans des détours sans apport significatif pour les non experts qui vous écoutent.
Transformer les bullets points en schéma
Quand vous avez 3 idées à faire passer plutôt que de faire un texte commençant par trois tirets, faites un triangle. A chaque pointe, indiquez le mot clé de l’idée et rajoutez le texte de précision sous le mot clé. Si vous avez 4 idées, vous faites un losange et si vous en avez 5 ou plus vous faites un cercle. Vous verrez vos interlocuteurs se souviendront beaucoup mieux de votre présentation que ce soit à travers un de vos E-Learning ou d’une de vos présentations en face à face.

L'expérience FABLABS


samedi 6 décembre 2014

Et si on parlait du "Dark Social" ?


Définition - Qu'est-ce que le Dark  Social signifie?

Dark  social est un terme inventé par Alexis C. Madrigal, un rédacteur en chef de L'Atlantique, pour désigner le partage social de contenu qui se produit en dehors de ce qui peut être mesuré par le Web Analytics programmes. Cela se produit surtout quand un lien est envoyé via le chat en ligne ou par courriel, plutôt que partagé sur une plate-forme media sociale , dont les références peuvent être mesurées. La prévalence de partager à travers le Dark social suggère que les  médias sociaux de marketing qui ne parviennent pas à se concentrer sur le type et la qualité du contenu peuvent être vue sur une partie énorme du partage social.

Chiffres : Selon une étude signée RadiumOne, 69% des informations partagées en ligne le sont en dehors des habituels réseaux sociaux. Email et chat, par opposition aux réseaux sociaux, voici le "Dark Social" !

Un peu de vocabulaire n'a jamais fait de mal. Sur la Toile, il y a le social et le "Dark Social". Sans lien aucun avec Star Wars, il s'agit des échanges possibles entre internautes sans passer par les réseaux sociaux. 
Avec un nom qui semblerait sorti d'un mauvais film, quelques explications s'imposent. Le terme a été inventé par Alexis Madrigal en 2012 dans un article pour The Atlantic. Bref, ce qui est intéressant aujourd'hui c'est un livre blanc publié par RadiumOne

Ce dernier rapporte que malgré la puissance des réseaux sociaux, ils sont encore loin d'égaler les bons vieux échanges qui ont lieu entre deux personnes sur internet.
Un chiffre résume la situation ! Qu'il s'agisse de vidéos, d'articles, d'images, de contenus web quelconques, 69% du partage de données se fait en dehors des médias sociaux.
Ce trafic "obscur" de données, si l'on peut dire, était présent bien avant Facebook, Twitter et tant d'autres. L'envoi d'emails et les services de messagerie sont encore très utilisés et c'est ce qui est souligné ici. 

Les analystes de RadiumOne se sont donc intéressés au sujet et, au final, les résultats permettent de relativiser. D'une certaine façon, l'engouement pour les réseaux sociaux n'est pas si fort. Cela soulagera certains, les échanges privés existent toujours. À l'échelle internationale, 23% du partage de données se fait sur Facebook, 8% sur le reste des réseaux sociaux et les 69% sont pour le "Dark Social". 

En France, Facebook affiche un score de 11% et 81% pour ce qui est du "Dark Social". Intéressant !
Pour en arriver à ces chiffres, RadiumOne a suivi pendant un mois l'activité de 900 millions d'internautes utilisant son réseau. On remarque d'ailleurs que l'Amérique du Nord est l'endroit où les réseaux sociaux sont le plus utilisés. Le mobile joue également un rôle important dans le partage d'information. D'après l'étude, 36% du partage dit "Dark Social" se fait sur mobile. Entre les voyages, les news personnelles et la vie courante, beaucoup de choses ont lieu en privé. Quand on y réfléchit, c'est même logique d'avoir des résultats si élevés. 
La frontière entre ce qui est public et ce qui reste privé demeure. Seules cinq catégories d'échanges sont plus présentes sur les réseaux sociaux : les animaux de compagnie, la politique, la famille, le shopping et la maison. Pour le reste : l'art, le divertissement, le travail, la science, l'éducation, la religion, l'actualité, les hobbies... Le "Dark Social" domine.
Compte tenu des résultats de l'étude, on peut alors se demander pourquoi les marques misent sur les médias sociaux ? Hé bien la réponse est simple : le partage d'informations dans la vie de tous les jours est trop commun pour être exploité de manière commerciale. La publicité a sa place ailleurs. On retiendra ici que la majeure partie des échanges de données entre internautes se fait sans Facebook et ses cousins. Qui a dit que l'on avait besoin des réseaux sociaux ?!
Suivez-moi sur Twitter : @Pied_Rick

jeudi 4 décembre 2014

Le marché français des outils de veille en E-réputation.

Le marché de l'e-réputation, apparu en France en 2007, regroupe éditeurs de logiciels et agences de communication, l’ensemble coexiste avec une offre très diversifiée d’outils de veille gratuits.

L’atteinte à l’e-réputation est aujourd’hui perçue comme un risque majeur par 40% des entreprises françaises. L'image, véhiculée par internet, d'un individu ou d’une entreprise est utilisée de façon croissante dans la prise de décisions de consommation ou de recrutement. Or 80% de l’information publiée en ligne au sujet d’une marque ne provient pas de l’entreprise. Dans ce contexte, la nécessité de réaliser une surveillance de l’évolution de son e-réputation est reconnue par une majorité des acteurs économique.

Retour sur la genèse et l’évolution du marché de l’e-réputation
L’e-réputation est un concept récent. En 2000, deux auteurs américains - McDonald et Slawson - étudient l’importance de la réputation des vendeurs dans le cadre des sites de vente en ligne. L’année suivante, les chercheurs Chun et Davies transposent cette analyse aux entreprises et créent le terme d’e-réputation.

La médiatisation des cas de bad-buzz emblématiques provoque une prise de conscience des enjeux de la réputation en ligne. En 2004, un internaute californien publie une vidéo ou il démontre comment ouvrir un cadenas Kryptonite avec un simple stylo bic. En 10 jours, l’information atteignait des millions de consommateurs et obligeait l’entreprise Kryptonite à rembourser l’ensemble des cadenas défectueux pour un montant de dix millions de dollars.

En février 2006, l’article du bloggeur C. Deschamps, « L'indispensable gestion de la réputation numérique » diffuse sur le web francophone la notion d’e-réputation. La même année sont créées en France les entreprises Linkfluence et Synthesio spécialisées dans la veille des réseaux sociaux, Trendy Buzz suivra en 2007. De même, les agences spécialisées dans la gestion de l’e-réputation se créent et se multiplient rapidement, passant d’une dizaine début 2008 à près de 100 en septembre 2009.

Pourtant, les prestataires et éditeurs de solutions de veille peinent encore à s’imposer à la masse des entreprises et ces dernières années ont vu la disparition de plusieurs éditeurs de logiciels. Aujourd’hui, toutes les grandes entreprises disposent de services de veille en e-réputation, mais c’est loin d’être le cas des PME. Face à un large choix d’outils gratuits et à la stagnation de l’activité économique, beaucoup d’éditeurs de logiciels connaissent des difficultés.

En parallèle, on assiste à une plus grande concentration des entreprises. Ainsi, Linkfluence a racheté Trendy Buzz en 2013.
Aujourd’hui, la notion d’e-réputation est tout à fait banalisée. AXA est le premier assureur à proposer en 2012 une offre couvrant les risques d’atteinte à l’e-réputation. La même année, l’Institut Supérieur de l’E-réputation lance le premier diplôme universitaire en e-réputation.

Les outils gratuits
Des outils gratuits peuvent être facilement utilisés par un individu ou une organisation afin de réaliser une veille en e-réputation. Leur principal inconvénient réside dans la dépendance induite vis-à-vis du propriétaire de l’outil qui peut décider de l’arrêter à tout moment. Ainsi Google a mis fin à Google Reader pourtant utilisé par de nombreux veilleurs.

Voici ci-dessous une sélection synthétique des modules les plus utilisés classés par catégories:
Alertes Web : Google Alerts est certainement le plus connu des logiciels de veille. Il vous permet de recevoir des alertes lorsque du contenu correspondant aux mots-clefs renseignés est publié sur le Web. Son efficacité à été récemment remis en cause, toutefois il existe d’autres alternatives gratuites telles que Talk Walker Alerts, Bing Alerts ou Yahoo! Alerts

Veille sur les réseaux sociaux : Social Mention permet de faire de la recherche en temps réel sur plus de 80 réseaux sociaux. Klout est un site web qui classe ses utilisateurs selon leur activité sur les médias sociaux et en déduit leur niveau d’influence sociale en ligne. Pour l’analyse statistique des médias sociaux, Social Bakers est actuellement un des outils les plus utilisés.
Il existe aussi un grand nombre d’outils adaptés à un réseau social en particulier :
- Twitter : C’est le site pour lequel le plus d’outils ont été développés, Tweet Alarm vous avertit dès qu’un sujet correspondant à vos mots-clefs est tweeté. Manage Filters propose une série d’icônes vous informant notamment de la popularité des personnes. Enfin Mention Map édite une carte dynamique basée sur les derniers hashtags utilisés sur un compte et les échanges générés avec les autres utilisateurs.

- Facebook : Facebook Insights donne une série d’indicateurs statistiques sur une page donnée.
Les agrégateurs de flux RSS : Netvibes est un portail permettant d'agréger le contenu de tout site publiant des informations dans les formats RSS, Atom ou iCal. Existent aussi des agrégateurs d’actualité tel que Feedly ou Taptu. Plus évolué, Addicomatic permet de réaliser une page de veille sur un sujet en combinant un moteur de recherche avec un service d’agrégateur de flux.

Les blogs : Google Blog Search ou Icerockets sont des moteurs de recherche internet spécialisés dans la recherche de blogs.
L’offre française d’outils payants
La France se caractérise par un certain dynamisme dans le domaine de l’édition d’outils de veille payants. Le classement Goldbach évalue plus de 300 outils de veille des réseaux sociaux. Sur les quinze outils sélectionnés, quatre sont français : Trendy Buzz, Digimind, Synthesio, et Radarly.

Synthesio : Cet outil se caractérise par l’étendue du type de sources couvertes. En plus d’une base conséquente de réseaux sociaux (incluant notamment Weibo et VKontakte), il réalise la veille des médias traditionnels (télévision, radio) et du web.

Digimid : Reconnu comme l’outil proposant les fonctionnalités de recherche les plus avancées, il s’est longtemps caractérisé par une certaine complexité d’utilisation. Apport non négligeable, il propose une surveillance des positions Google.
Trendy Buzz : Connu pour sa facilité de paramétrage et de prise en main, l’outil est légèrement moins puissant que les logiciels précédents.

Radarly : Tout aussi ergonomique, cet outil ajoute à la veille des réseaux sociaux la possibilité d’engager le dialogue avec les influenceurs identifiés et de mesurer l’efficacité du contenu ainsi publié. Radarly est produit par Linkfluence, et est reconnu pour la qualité de son scroller sur les réseaux sociaux.

En conclusion, la veille en e-réputation s’est complètement démocratisée. Elle concerne aujourd’hui toutes les organisations publiques ou privées sans distinction de taille. De plus, les pouvoirs publics incitent les particuliers à se soucier de leur e-réputation avec des initiatives comme « Soyez sur le Net ! » qui permet de mesurer sa réputation en ligne. La quantité comme la qualité des outils de veille n’a cessé de progresser. Aujourd’hui, plus de 300 outils sont disponibles, augmentant la difficulté du choix pour les veilleurs. Plusieurs guides sont apparus tels que celui de l’agence Ideya qui recense près de 250 outils et en présente 150.

L’importance de l’offre d’outils témoigne du dynamisme de ce secteur économique. Néanmoins, 59% des entreprises considèrent ne pas contrôler leur e-réputation (étude Deloitte 2013). La recherche, collecte et analyse de l’information a encore besoin d’être développée au sein des entreprises dans le cadre d’une démarche d’intelligence économique.

Maxime Fernandez-Reiff

E-réputation : Comment créer sa marque personnelle ?

Créé le mardi 2 décembre 2014  |  Mise à jour le jeudi 4 décembre 2014
E-réputation : Comment créer sa marque personnelle ?
L’avènement du web 2.0 a profondément changé les comportements. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, le web est devenu une véritable mémoire sociale où chaque internaute a la possibilité de devenir contributeur pour le meilleur... et pour le pire.

Cette nouvelle forme de pouvoir peut prendre des formes inattendues comme le succès des plateformes dédiées à l’humour mais aussi laisser des traces indélébiles et nuisibles... preuve que l’envie de rire se transforme parfois en provocation, affront et parfois tout simplement en volonté de nuire. 

Aujourd’ hui, 80 % du contenu publié en ligne sur une entreprise n’est pas produit par celle-ci. La majorité des entreprises ont bien compris la problématique et la veille en e-réputation se démocratise dans tous les secteurs et ce quelque soit la taille de l’entreprise. Et vous, en tant que particulier, savez-vous ce qui se dit de vous sur le web ? Avez-vous déjà saisi votre nom sur un moteur de recherche ?

71 % des français ont déjà franchi le pas. Il existe d’ailleurs plus de 300 outils gratuits en ligne pour satisfaire votre curiosité et compléter votre recherche également sur les réseaux sociaux. Une 1ère page Google de « recherche sur soi » est une véritable carte de visite. Le « Je » est devenu une marque, votre marque personnelle… 

et le « marketing de soi » indispensable pour se différencier de la masse, améliorer sa recherche d’emploi, optimiser son employabilité ou donner un coup de pouce à sa carrière en s’appuyant sur sa singularité. Selon une enquête récente de RegionsJob, « 95% des recruteurs interrogés déclaraient utiliser les réseaux sociaux comme outil de sourcing et pour 68% d’entre eux, c’est aussi un moyen de se renseigner sur les candidats. Imaginer l’impact dans le processus de recrutement d’un profil mal maîtrisé ou encore pire, d’un homonyme au profil douteux.

Dans ce dernier cas de figure, « surveiller » votre e-reputation ne vous permettra que de constater les faits, et la « corriger » peut s’avérer compliquée. Votre réputation sur le web n’est pas plus en danger qu’ailleurs, simplement il vous faut occuper le terrain, construire votre marque personnelle. Une réputation déjà faite est beaucoup plus compliquée à détruire, le contenu négatif sera noyé dans la masse… En clair, une e-reputation ne se nettoie pas, elle se construit. En fin de compte l’important est de faire de votre image virtuelle, une réputation égale à ce que les gens disent de vous.

Construire sa marque personnelle ne s’improvise pas. Créer votre profil LinkedIn et/ou Viadeo correspond vaguement à ce que tout le monde fait, il vous faut donc une véritable stratégie pour ne pas vous lancer à l’aveuglette. Stratégie de présence ? Stratégie de networking ou stratégie d’influence ? Pour rappel, une stratégie sert à atteindre des objectifs. Il est donc important de les définir avant de planifier toute action.  

Si vous ne savez pas par où commencer, voici quelques conseils :
  • Analysez votre profil
Répertoriez vos forces, vos faiblesses, vos compétences, vos passions… (à l’aide d’une matrice SWOT par exemple). Gardez à l’esprit que vos points forts sont mis en avant et vos faiblesses maîtrisées pour façonner une véritable identité. Vos compétences servent à créer des liens avec vos futures interlocuteurs et vos passions sont utiles pour humaniser vos compétences.
  •  Définir vos cibles
Autrement dit, les personnes qui vous permettent d’atteindre directement vos objectifs et celles qui peuvent les favoriser. A noter que le principe du gagnant-gagnant est essentiel dans la relation avec vos cibles. Donner pour recevoir... Sans cela, votre cible aura l’impression de perdre son temps avec vous.
  •  Choisir vos supports
L’analyse de votre profil vous permet de définir le contenu de votre message et la forme adaptée à vos cibles. L’ensemble contenu/forme/support doit rester cohérent... Un juste équilibre pour votre cible entre réseaux sociaux traditionnels ou professionnels, blog, sites spécialisés, forums pour les supports existants. Il va de soi que l’une des façons les plus simples de vous différencier, est d’avoir votre propre nom de domaine tel que prenomnom.com, le site web associé et une adresse mail personnalisée de type contact@prenomnom.com, beaucoup plus professionnelle qu’un service de courriel gratuit comme gmail.com.
  •  Communiquer au bon moment
Bien sûr la production de vos contenus se fait sur votre temps libre, mais est-ce le bon moment pour publier ? Un dernier conseil, tenez compte de vos cibles et de vos supports pour choisir le moment adéquat.
A ce stade, vous avez mis toutes les chances de votre coté, mais il faut reconnaître qu’une marque personnelle se travaille sur le long terme. L’engagement des autres vis-à-vis de votre marque personnelle requiert votre propre engagement… Un peu comme si vous étiez l’employé à plein temps de votre marque personnelle.

Sources

Enquête Regions Job : Emplois et réseaux sociaux
http://groupe.regionsjob.com/media/docs/resultats_enquete_2012.pdf
Le marché français des outils de veille en e-réputation
http://www.portail-ie.fr/article/1094/Le-marche-francais-des-outils-de-veille-en-E-reputation

Serge Tisseron : La pédagogie de projet et le numérique, où en est la France ?

Serge Tisseron : La pédagogie de projet et le numérique, où en est la France ?

tisseron
Intervenant : Serge Tisseron, docteur en psychologie, psychanalyste et chercheur associé HDR à l’Université Paris VII

Afin d’établir un état des lieux de la pédagogie de projet et l’avancée du numérique, Serge Tisseron souligne qu’il est important de comprendre comment articuler deux choses fondamentales : le rapport au texte, à l’écriture, à la parole et le rapport à la construction spatialisée des représentations, des communications, des objets que les élèves peuvent produire.

Le livre et les écrans, deux outils de la pédagogie de projet

Il existe deux outils pédagogiques principaux différents dans la forme mais qui peuvent tout de même s’articuler dans la mesure où ils véhiculent tous deux une même idéologie sous-jacente :
  • Le livre avec l’importance qu’il a acquise avec l’invention de l’imprimerie ; 
  • les écrans avec tout ce qu’ils permettent d’interactivité sachant qu’ils sont aujourd’hui inséparables de la notion d‘interactivité.
L’utilisation des outils numériques ne fait pas pour autant disparaître l’importance de la culture traditionnelle du livre. Preuve en est qu’aujourd’hui, avec un outil numérique, on peut accéder à du texte, à du multimédia, à du cinéma, à des images, à de l’animation.
Ainsi, n‘utiliser que du papier, du crayon, que du livre entraîne forcément un certain type de relation à soi-même, aux autres, aux savoirs et aux apprentissages et d’un autre côté, utiliser parallèlement ou exclusivement les outils numériques en entraînent une autre relation type.

Le métissage des cultures

Il faut souligner cependant qu’aujourd’hui, ces deux cultures sont en train de se métisser très fortement puisque les repères traditionnels de la culture du livre, qui sont traditionnellement axés sur la temporalité et la chronologie, se retrouvent désormais dans la culture des écrans.

Preuve en est la fameuse timeline de Facebook que nous connaissons tous : avant, les informations que nous mettions sur Facebook se répartissaient sans ordre précis, à tel point qu’il était difficile de s’y retrouver ; aujourd’hui, elles s’ordonnent selon une ligne temporelle, c’est-à-dire selon quelque chose qui reste l’un des fondements de la culture du livre, à savoir la chronologie.

Quatre grandes révolutions culturelles

C’est deux types de cultures, la culture du livre et la culture des écrans, ont induit quatre grandes révolutions qui ont chacune eu des conséquences sur les situations éducatives et pédagogiques.

La relation au savoir

La relation au savoir est traditionnellement organisée sur un modèle de transmission verticale: un orateur debout qui détient le savoir et le transmet, un auditoire assis qui écoute et qui reçoit l’enseignement. Or, Internet a profondément bouleversé ce schéma puisque nous sommes entrés dans une dynamique collaborative, notamment avec des outils tels que Wikipédia grâce auxquels nous avons la possibilité de contribuer au contenu et ce, quel que soit notre niveau d’expertise, même si cela n’induit pas forcément que nos contributions seront immédiatement acceptées.

Sur Internet, tout le monde est donc égal a priori si la preuve est faite que sa contribution a une qualité mais tout le monde n’est pas égal à posteriori, c’est-à-dire après modération.
Nous verrons plus bas comment ce modèle collaboratif joue un rôle majeur aujourd’hui, ou plutôt doit jouer un rôle majeur dans la pédagogie de projet.

La relation aux apprentissages

Le fait d’apprendre fait fonctionner à la fois l’intelligence narrative et l’intelligence visio-spatiale. À l’époque l’on pensait que chaque intelligence était liée à un hémisphère précis du cerveau.

Or, si cela se vérifie encore, le plus important reste d’opérer des liens entre ces deux hémisphères et entre ces deux formes d’intelligences: une intelligence verbale dite « linéaire » ou « cristallisée », axée sur le texte lu, parlé, écrit et une intelligence visio-spatiale qui a toujours existé mais qui, avant l’existence du numérique, avait été oubliée car elle ne trouvait pas de supports d’apprentissage pour la faire travailler. Aujourd’hui, grâce aux supports numériques, on en  redécouvre l’importance.

Nouveau fonctionnement mental

Aujourd’hui, nous notons le goût des adolescents pour l’expression de soi, non seulement par le langage et les images mais aussi grâce au jeu corporel et au fait que l’identité est beaucoup moins perçue comme une propriété privée de l’individu ou une sorte d’identité linéaire qui s‘accentuerait au fil des années. Désormais, nous évoluons plus selon un modèle d’ « identité possible » ou « alternative », en fonction des groupes dans lesquels l’on se trouve, et c’est un mode de fonctionnement très accentué par l’utilisation d’Internet, à savoir le fait de jouer en réseau, d’intervenir sous le coup de l’anonymat: il y a un jeu de figure de soi qui se développe.

Cela a, du coup, des conséquences importantes sur la pédagogie: les groupes d’élèves qui travaillent ne doivent plus être des groupes stables mais des groupes un peu flottants afin que les élèves ne soient pas tentés de s’enfermer dans une identité exclusive à l’intérieur d’un groupe. 

Il faut également qu’une place soit faite à la possibilité donnée aux élèves d’utiliser leurs corps: aujourd’hui, la révolution numérique c’est aussi de donner l’occasion aux enfants de bouger lors de leurs récitations par exemple, car on sait que le corps participe énormément au travail de la pensée.
Le numérique permet donc aussi la redécouverte de l’importance du corps, du corps en mouvement.

Révolution des liens et de la sociabilité

Les liens sont maintenant moins centrés sur la proximité physique mais beaucoup plus sur les centres d’intérêts partagés. Ainsi, nous ne parlons désormais plus de réseau local opposé au réseau global, mais plutôt de réseau glocal

Par exemple, je partage un centre d’intérêt avec mon voisin de palier comme avec un ami australien que j’ai rencontré sur les réseaux sociaux et ces deux contacts seront tout aussi importants pour moi l’un que l’autre compte tenu de la capacité qu’ils auront à partager avec moi mes centres d’intérêts privilégiés.

Les conséquences de l’enseignement à l’heure du numérique comparé à l’enseignement traditionnel

Une nouvelle situation culturelle où deux cultures complémentaires ayant chacune leurs avantages et leurs « dangers », est donc en train d’émerger

Les avantages à exploiter

  • La culture du livre permet de se faire le narrateur de sa propre histoire en s’appropriant celles des autres.
  • La culture des écrans favorise la capacité de faire face à l’imprévisible mais aussi la capacité d’oublier, d’inhiber les apprentissages précédents pour en faire de nouveaux. On s’aperçoit aujourd’hui que le monde et l’innovation vont si vite qu’une capacité dont on n’avait pas vu l’importance – la capacité d’oubli – vient maintenant au premier plan et devient un élément majeur de l’apprentissage. Il faudrait donc peut-être envisager la pédagogie du point de vue de la capacité d’oublier c’est-à-dire en proposant non seulement des exercices identiques selon une complexité croissante mais aussi des exercices dans lesquels ce qui avait été compris pour résoudre la difficulté précédente devient totalement inutile pour résoudre l’exercice suivant. En d’autres termes, il s’agit entrainer les enfants à oublier les apprentissages précédents pour faire preuve d’innovation dans la résolution de difficultés nouvelles.

Les « dérives» à éviter

  • La culture du livre a beaucoup contribué à emmener les enseignants à privilégier l’apprentissage par cœur, or on sait qu’aujourd’hui, cela est beaucoup remis en cause du fait que beaucoup de connaissances se retrouvent grâce à Internet; on a beaucoup moins besoin de faire travailler la mémoire. La question maintenant est donc de savoir comment utiliser les capacités libérées par cette mémoire qui n’est plus mobilisée sur l’apprentissage par cœur.
  • La culture des écrans. Le problème ici est que les enfants plongés trop tôt dans les écrans n’ont pas acquis le recul suffisant pour en faire bon usage et peuvent tomber dans l’addiction, bien que ce ne soit pas leur faute,  et être considérés comme des victimes car ils y sont entrés trop tôt,  trop massivement et sans accompagnement suffisant pour en faire un usage avisé.

Proposer de nouvelles occasions d’apprendre

Désormais, il semble donc important de réfléchir à la manière dont on peut adapter l’enseignement au changement d’état d’esprit des élèves et ensuite seulement, dans un deuxième temps, introduire les nouveaux outils.

Encourager le travail collaboratif

sur le modèle Wikipédia et/ou de la classe inversée par exemple en favorisant le tutorat (projet de groupe préparés quasi exclusivement par les élèves autour d’un sujet).
On s’aperçoit aujourd’hui que le tutorat profite aussi bien à l’élève qui explique qu’à celui à qui le sujet est expliqué. L’idée du tutorat au départ est de se dire qu’il y a des élèves qui entendent mieux quand c’est un camarade qui explique que quand c’est l’enseignant qui le fait (du fait d’un phénomène d’empathie lié à une relation horizontale de camaraderie par exemple).

De plus, l’élève qui explique en apprend énormément lui aussi car il est obligé de mettre des mots sur ce qui est relève d’abord de la compréhension intuitive : on est alors dans une logique de complémentarité de l’intelligence visio-spatiale de la pensée verbale de l’autre car en effet, il y a des élèves qui sont très doués pour résoudre des difficultés de toute nature sans pour autant avoir compris le chemin qu’ils ont suivi eux-mêmes pour résoudre cette difficulté. Le tutorat permet à l’élève d’expliciter son processus de réflexion.

On sait aujourd’hui que c’est utile à tous les niveaux puisque par exemple, en Inde, une monnaie virtuelle/ parallèle a été créée uniquement dans le but de payer des enseignants de façon à ce que les gens qui ont le moins accès à l’éducation et à l’alphabétisation payent de gens qui vont leur apprendre à lire et à écrire et les enseignants qui reçoivent cet argent ne peuvent l’utiliser pour rien d’autre que pour payer à leur tour des gens qui pourront leur apprendre des choses qu’ils ignorent. On s’aperçoit alors que ce sont des systèmes qui permettent à énormément de gens de profiter de l’enseignement.

Replacer la création d’objets multimédias et la mutualisation des compétences au cœur de la pédagogie

Si on propose aux élèves de collaborer, il faudra tourner la difficulté intelligemment en leur proposant de fabriquer des objets multimédias, de fabriquer des « copies » dans lesquelles il y aura du texte, des images, des vidéos etc. de façon à ce que chacun puisse partager une compétence particulière qui peut-être ferait défaut à d’autres et donc, ils collaboreraient en partageant de compétences qui leur sont propres pour que chacun s’enrichisse de cette expérience et découvre la variété des compétences existantes tout en apprenant le respect de l’autre, de sa curiosité, le bien-vivre ensemble etc. 

Il faudra également encourager le passage du narratif au visuel et du visuel au narratif en proposant aux élèves par exemple, de transformer des documents visuels en documents écrits. On travaille le passage d’une forme d’intelligence à une autre en mettant l’accent sur la multiplicité des supports possibles.

Les enseignants face à la transition verticalité/horizontalité : comment gérer ?

Ce qui pourrait aider l’horizontalité serait un médiateur qu’on appellerait « ordinateur interpersonnel » qui permettrait le travail collaboratif. Ce qui nous freine aujourd’hui c’est qu’on envisage l’ordinateur exclusivement comme un outil personnel.

Il faut peut-être  se dire que les ordinateurs ne doivent pas être introduits trop tôt, qu’il faut d’abord initier le sens du travail collaboratif auprès des élèves de façon à éviter qu’ils ne s’isolent et ne développent une relation personnelle avec l’ordinateur et à ce qu’ils sachent ensuite l’utiliser comme un outil de relation avec les autres dans la classe et avec le monde entier grâce à Internet.

Prendre en compte la nouvelle relation à l’identité 

Favoriser le débat dans la pédagogie de projet: on peut proposer aux élèves de développer non pas un point de vue mais plusieurs points de vue autour d’une même question. Ce qui est intéressant c’est de pouvoir encourager les élèves au débat et à la controverse.
Favoriser l’utilisation des outils personnels que les élèves possèdent (smartphones etc.) car on constate qu’ils ont une relation privilégiée avec leurs propres outils; les élèves semblent mieux travailler avec leurs propres outils parce qu’ils leur appartiennent.

Une nouvelle forme de sociabilité par

  • Le partage d’information: apprendre à faire circuler l’info sans la dénaturer
  • La valorisation des productions numériques : associer les jeunes à des créations dans lesquelles ils auraient une large marge de manœuvre pour autant que l’information ne soit dénaturée et soit balisée.

Le mot de la fin

L’important c’est moins d’acheter le bon matériel que d’utiliser le matériel que les jeunes ont déjà; c’est moins de travailler avec les écrans que de tenir compte du changement d’état d’esprit des élèves. Pour bien appréhender l’apprentissage du numérique, il faut déjà avoir acquis une bonne culture du livre puis introduire le numérique vient en complément pour aider à développer l’oralité, le goût de la narration, le bon usage de la langue. 

Il faut donc se montrer pédagogue quant à l’apprentissage de l’utilisation des outils numériques pour éviter que les élèves ne fassent du couper-coller d’information sans les liens logiques nécessaires à donner de la cohérence à leurs productions. À l’époque d’une technologie qui est dans l’instantané et le présent, c’est l’oralité qui va permettre d’intégrer la valeur de cette logique.

Présentation de Serge Tisseron
La vidéo de l’intervention de Serge Tisseron
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