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mardi 20 mai 2014
vendredi 16 mai 2014
Créer des sous titres pour vos vidéos sans perdre 1 seconde
N'ayant jamais fait de sous-titres pour une vidéo YouTube, je me suis penché sur la question afin que les prochaines vidéos que je poste soient accessibles aux lecteurs malentendants du site et je vais donc partager ma modeste et rikiki expérience avec vous !
Bon, déjà, pour faire des sous-titres sous YouTube, il n’y a pas d'outils intégrés... Il faut (dans le cas de la langue FR) créer un fichier .sub avec dedans un truc comme ceci :
00:00:01.20
Bonjour à tous, petit édito exceptionnel en vidéo aujourd'hui à la comicon à Paris
00:00:05.18
sur le stand Nowatch où on a une superbe caravane
00:00:09.73
avec nos amis qui vendent des t-shirts de la boutique Nowatch
00:00:13.63
un magnifique logo en 3D... Il y a beaucoup de monde à la Comicon...etc.
Pas marrant à faire à la main quand même. Il existe bien des outils et des sites pour caler tout ça avec des timeline...etc., mais je ne les ai pas trouvé très simples ni très pratiques. Bref, voici l'outil le plus simple et surtout celui qui me fait gagner un temps de fou lorsque je sous-titre ma vidéo... Ça s'appelle Easy YouTube caption creator, et c'est un site web qui fonctionne de la manière suivante. Vous entrez l'URL de la vidéo, vous copiez/collez ou écrivez le texte des sous-titres totalement en vrac en faisant un retour à la ligne tous les 10 mots environ... puis c'est là que la magie intervient. Le site vous proposera de lire la vidéo et d'appuyer sur la touche "a" à chaque fois qu'une phrase arrive.
Et hop, à la fin, ça vous proposera de télécharger le .sub qui va bien. Bref, un régal et surtout plus aucune excuse pour ne pas sous-titrer vos petites vidéos.
Ah et...
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mercredi 14 mai 2014
Le social bookmarking, pour la formation tout au long de la vie - 1
Créé le lundi 14 juin 2010 |
Mise à jour le lundi 30 mai 2011
Première partie de l'entrevue avec Michèle Drechsler
Les enseignants se forment et progressent avec le socialbookmarking
Michèle Drechsler, qui êtes-vous ?
Je suis inspectrice de l'éducation nationale, chargée de mission pré-élémentaire pour le département de l'Indre.
J'ai été enseignante pendant de nombreuses années, puis directrice
d'école dans un village de Moselle (Est de la France).
Je me suis très
vite investie dans l'ingénierie de la formation et la formation de
formateurs, notamment dans le cadre de projets d'échange et de
partenariats transfrontaliers, puis dans le réseau CLEMI.
J'ai ensuite engagé une carrière d'inspectrice, interrompue pendant deux ans passés à l'INRP.
Qu'est-ce qui vous a amenée à vous intéresser aux TICE ?
Cet intérêt est né très tôt, comme en témoigne notamment mon parcours
de formation. Après des études en sciences du langage et en didactique
des langues (FLE), j'ai poursuivi avec une licence en Arts du spectacle
et en audiovisuel, un DESS dédié aux communautés virtuelles et au
management de l'intelligence collective, et enfin avec ce doctorat en
sciences de l'information et de la communication, axé sur certaines des
pratiques numériques des enseignants.
Parlons de cette thèse, justement. Sur quoi porte t-elle ?
Son titre exact est : "Pratiques du socialbookmarking dans le domaine de l'éducation. Affordances sémantiques, socio-cognitives et formatives".
Je l'ai soutenue en novembre 2009, à l'Université Paul Verlaine de
Metz, laboratoire CREM, Centre de recherche sur les médiations (EA
3476). Elle est consultable et téléchargeable sur le site d'Educnet.
Il est temps de définir le socialbookmarking...
Le socialbookmarking est une pratique visant le partage de signets ou
"bookmarks » qui permet la mémorisation, le captage des adresses d’un
site web que l’on peut alors retrouver et réutiliser.
Les sites les plus connus de social bookmarking sont Delicious et Diigo.
Delicious a plusieurs millions d'utilisateurs, mais Diigo est nettement
plus avancé sur les fonctions sociales. Dans mon travail de thèse, j'ai
donc choisi de m'intéresser aux communautés d'enseignants présentes sur
Diigo.
Avec Diigo, la puissance de la veille est démultipliée
Vous-même, êtes-vous une adepte du socialbookmarking ?
Oui. Je me suis inscrite sur Delicious en 2006, car mon système
personnel de marque-pages et de favoris ne me convenait plus, je le
trouvais trop limité. Les enseignants du primaire, avec lesquels je
travaille, doivent en effet être en veille sur toutes les disciplines
scolaires, la pédagogie en général et la formation. Ce qui se traduit
concrètement par de nombreuses catégories, qu'on décline en mots-clés
(les tags) sur les sites de partages de signets. L'utilisation des tags
sur Delicious m'a donc été fort utile.
De plus, comme on peut voir qui
utilise les mêmes tags que soi, j'ai découvert des personnes dont je
partageais les centres d'intérêt, et je les ai suivies, appréciant
beaucoup ce principe de veille partagée.
En 2008, Diigo a été mis à jour avec de nouvelles fonctionnalités et
je m'y suis inscrite. L’une des forces de Diigo est la possibilité de
créer des groupes et listes dans lesquels plusieurs utilisateurs peuvent
interagir. Il est ainsi possible de commenter des signets, de les
annoter, d’ajouter des utilisateurs comme contacts et de communiquer
avec eux en utilisant le service de messagerie interne.
La notion de
recommandation est de plus en plus présente sur Diigo. Vous pouvez
rechercher des utilisateurs qui ont les mêmes intérêts que vous et en
rechercher d’autres qui sont actuellement en ligne. Là, ça a été la
révélation ! La puissance de la veille est démultipliée, car en
intégrant un groupe, on a l'assurance de trouver des ressources qui nous
intéressent, et on peut aussi suivre chacun des membres du groupes,
voir toutes les ressources que la personne indexe, au-delà de ce qu'elle
propose dans le groupe.
Je suis actuellement membre de 136 groupes sur Diigo, dont le fameux groupe Diigo in education, qui compte plus de 5 200 membres.
J'ai créé un groupe en 2008, Ludologie : Jeux et Education. J'ai également participé à la co-production d'un article à 4 mains qui pointe les points forts de Diigo : Why we like Diigo.
Globalement, Diigo permet de « produire de la ressource sur la ressource », de donner son point de vue d'utilisateur.
Comment avez-vous procédé pour connaître les usages que les enseignants font de Diigo ?
J'ai proposé mon questionnaire d'enquête dans 6 groupes où je suis
inscrite, et j'ai obtenu environ 200 réponses. Ce n'est pas énorme, mais
déjà intéressant pour se faire une idée des pratiques et usages. J'ai
également réalisé des entretiens semi-directifs approfondis avec 9
enseignants utilisateurs.
Indexer les ressources avec ses propres mots, rendre compte de leur utilisation
Estimez-vous que le socialbookmarking fait désormais partie des pratiques courantes des enseignants ?
En France, ce n'est pas le cas. Nous avons compté seulement une
centaine d'utilisateurs de Diigo dans l'espace francophone en décembre
2009 (mais nous savons aussi que beaucoup utilisent Delicious).
Mais je
suis allée voir ailleurs, dans d'autres pays. Ce que j'ai vu en
Australie m'a impressionnée. Le ministère de l'éducation a mis en place
le projet SCOT,
dans lequel les enseignants sont invités à recenser les ressources
pédagogiques numériques et à leur attribuer des mots-clés. Pour ne pas
générer un nombre infini de mots-clés, le thésaurus SCOT fournit un
vocabulaire contrôlé de termes utilisés dans les écoles d'Australie et
de Nouvelle-Zélande, qui englobe toutes les disciplines de la scolarité.
En France, nous avons bien le projet Educasources,
mais ce sont les documentalistes qui se chargent de l'indexation des
ressources, en utilisant les mots-clés de leur thésaurus professionnel.
Il me semble important de laisser l'usager final (l'enseignant) indexer
lui-même ses ressources, avec ses propres mots.
Repérer et indexer les ressources potentiellement utilisables
dans le cadre du travail enseignant, c'est bien. Mais ensuite, comment
l'enseignant utilise t-il ces ressources ?
Il les utilise quand il en a besoin. J'aime bien la définition du mot ressource que nous donne le vieux dictionnaire Littré : « Une ressource est ce qu’on emploie pour se tirer d’un embarras, pour vaincre des difficultés (moyens matériels ou autre) ».
Les enseignants sont toujours à la recherche de ressources qui vont
leur faciliter la tâche, leur permettre de la réaliser avec plus
d'efficacité. Chercher telle photographie pour organiser un cours, se
monter un répertoire de chants adaptés, trouver des exercices de
remédiation pour tel élève dans tel domaine … ne sont que quelques
exemples illustrant les besoins que les enseignants doivent satisfaire
au quotidien.
Les banques de ressources pédagogiques, dans les bases de
socialbookmarking, sont autant d’aides potentielles à la préparation,
l’organisation, la conduite ou l’évaluation de l’enseignement. Le
travail avec ces ressources va bien au-delà de la simple utilisation
technique d'un manuel scolaire; en choisissant ses ressources et en
devant organiser leur exploitation, l'enseignant devient concepteur de
scénarios pédagogiques.
Mais a t-il vraiment besoin des autres, des communautés et
groupes que l'on trouve sur les sites de socialbookmarking, pour
identifier ces ressources ?
Dans l'absolu, non, il peut chercheur tout seul. Mais la tâche est
vraiment plus facile lorsqu'on la réalise à plusieurs. Les praticiens du
socialbookmarking peuvent échanger leurs signets, les commenter et
créer des groupes sur des centres d’intérêts communs.
La veille de
l’enseignant (pour trouver la « bonne » ressource, celle qui va servir…)
est facilitée par les mises en réseau des personnes qui partagent les
mêmes préoccupations. Les commentaires sur les ressources, possibles
dans l’outil Diigo, favorisent la mise en place d’un champ instrumental
collectif qui permet de dégager les potentialités des ressources pour la
gestion des apprentissages.
Donc, vous dites qu'indexer des ressources, les utiliser en
classe ou pour sa propre formation ne suffit pas. Il faut aussi
commenter ses usages...
Il est important de pouvoir revenir sur les usages des ressources
dans un contexte donné, voir quel était le bénéfice pour les
apprentissages, faire une synthèse, écrire des articles complémentaires.
Nous pouvons alors arriver plus facilement au deuxième niveau
d’apprentissage qui fait intervenir une forme de recul réflexif sur
l’apprentissage.
Ce qui est évidemment encore plus riche que la simple indexation.
Mais je constate qu'il y a peu d'utilisateurs qui commentent les
ressources indexées dans les groupes de Diigo. Cela pourrait faire
l'objet d'un travail systématique, qui mettrait en évidence, j'en suis
certaine, la variété des usages d'une ressource dans un contexte donné
et encouragerait le dialogue entre praticiens éloignés. Cela permettrait
de mesurer le rôle de la ressource et de son traitement dans la
progression, l'amélioration des pratiques de conduite de classe.
Apprendre, progresser, innover
Les enseignants que vous avez interrogés dans le cadre de
votre travail de thèse ont-ils le sentiment de se former, par le biais
de leur pratique de socialbookmarking ?
Assurément. Vous savez, les enseignants sont ce que Philippe Carré
appelle des « travailleurs du savoir ». Ils aiment accompagner les
élèves dans les apprentissages, parce qu'eux-mêmes aiment apprendre. Une
enseignante interrogée m'a dit « Avec le social bookmarking, je suis une machine à apprendre, et je le sais ».
Au-delà de ce goût essentiel pour l'apprentissage, nous avons relevé
différentes motivations, parmi les enseignants praticiens du social
bookmarking : les apprentissages sont inscrits dans un projet stimulant;
les enseignants développent le sentiment d'efficacité à apprendre et
peuvent mettre en œuvre une pédagogie du choix de leur formation et de
leur parcours ; ils peuvent prendre un plaisir direct à se former. Avec
les regards croisés sur les usages des ressources, les enseignants
peuvent apprendre à intégrer des contenus dans des dispositifs
d’apprentissage.
La découverte de nouvelles ressources peut les pousser à
innover.
Et fondamentalement, la pratique du social bookmarking relève du
choix, de la volonté individuelle, de l'envie d'apprendre, de
progresser, bien au-delà de ce que demande et offre l'institution (18
heures de formation obligatoire par an pour les enseignants du
primaire).
Vous encouragez donc les enseignants à adopter le social bookmarking ?
Totalement ! Et ceux qui le font déjà seront les meilleurs ambassadeurs.
Je préconiserais même une reconnaissance de ce travail de veille par
l'institution. Car la formation continue par le biais du
socialbookmarking (ou de la participation à des communautés
professionnelles, ou la tenue d'un blogue, ou la combinaison de
plusieurs de ces pratiques...) s'effectue sur le temps personnel, et le
temps qu'on y passe n'est pas anodin.
Nombre de mes interlocuteurs
pendant ma recherche ont estimé pratiquer la veille au moins une heure
par jour, en plus de leur travail quotidien de conduite de classe, de
préparation et de correction. Il serait bon que l'institution
reconnaisse cet effort, et encourage ceux qui n'ont pas encore franchi
le pas à y venir aussi, notamment en les formant à l'utilisation de ces
outils.
Nous allons maintenant voir l'intérêt du social bookmarking
au-delà du seul groupe professionnel des enseignants, dans le cadre de
la formation tout au long de la vie.
Accédez à la seconde partie de l'entrevue avec Michèle Drechsler : Le social bookmarking, c'est bon pour tout le monde
Crédits Photos : Michèle Drechsler; capture d'écran Diigo groupe Ludologie; Temari 09, Flickr, licence CC.
Accédez à la première partie de l'entrevue.
La formation tout au long de la vie se nourrit de différentes stratégies, moments et espaces d'apprentissage. Marcia L. Conner propose un schéma très simple, qui met en évidence quatre sources d'apprentissage (voir schéma ci-dessous) :

Les décideurs des pays de l’OCDE sont de plus en plus conscients de la source abondante de capital humain que représente l’apprentissage non formel et informel. Le dernier rapport de l’OCDE du 01 Avril 2010, explore les avantages de la reconnaissance des résultats de l’apprentissage non formel et informel dans 22 pays et dresse un état des lieux des politiques et pratiques existantes avant d’émettre des recommandations sur les façons d’organiser la reconnaissance de ces systèmes d’apprentissage. Les frontières entre le travail et l’éducation s’estompent. Le temps du travail professionnel et le temps personnel de veille s’interpénètrent.
Quand la démarche s'inscrit dans un cadre collectif, l'effet est démultiplié. D'abord, parce que le quantité de ressources pertinentes (évaluées par les utilisateurs) est beaucoup plus importante; ensuite, parce que le collectif stimule l'utilisation, l'envie de continuer à apprendre, comme nous l'avons vu pour les enseignants.
Tous les Internautes sont-ils potentiellement compétents, en matière de social bookmarking ?
Pourquoi pas ? A condition d'acquérir ou de développer certaines compétences. Et il est intéressant de constater que les compétences demandées (trier, filtrer, rendre explicite, etc.) sont les mêmes que celles qui permettent de construire son espace de « Personnal Knowledge Management », ou espace de gestion personnelle des connaissances. Voyez par exemple la représentation de l'espace de gestion personnelle des connaissances proposée par Harold Jarche. Les opérations clés permettant de traiter l'information sont exactement celles que réalise une personne qui indexe puis utilise une ressource :

Nous avons tous un espace de ce type, plus ou moins développé, dans lequel se côtoient les savoirs canoniques et les savoirs bricolés, basés sur des ressources découvertes par hasard. Lorsqu'on sait confronter et lier les ressources issues de ces différentes sources, on sait apprendre.
Et le collectif est ici d'une grande aide...
Non seulement le collectif aide à identifier, catégoriser les ressources mais il stimule l'envie d'apprendre. Ceci dit, la participation active et organisée aux réseaux sociaux n'est pas innée. On le sait, dans les groupe de mutualisation des ressources comme les groupes sur Diigo, une toute petite minorité apporte des ressources. Les autres utilisent (le plus souvent, sans dire précisément ce qu'ils utilisent) ou restent en observateurs. Comment apprendre à participer ? Comment faire profiter les autres de ce que l'on fait des ressources apportées ? Comment confronter son expérience avec celle des autres ? La participation s'apprend aussi. Comme le dit François Taddéi : « Quelle que soit la formation reçue, il est vital de savoir mettre à jour non seulement son contenu, mais les façons d’y participer, sur le Web.
A partir de là, on peut être créatif ». La créativité nait souvent de l'imprévu, mais il faut savoir provoquer l'imprévu, plutôt que d'attendre que la bonne idée nous tombe dessus pendant notre sommeil. Avec les nuages de tags du socialbookmarking, on peut devenir des explorateurs du Web et faire des passerelles entre les parcelles de savoirs. C'est une porte ouverte sur la sérendipité où l'inattendu est présent, mais le hasard ne révèle de lui-même aucune fécondité. C’est une attitude, une sorte de savoir-être, une situation d’attention, d’ouverture, de disponibilité. Cela suppose aussi d’avoir un esprit toujours en éveil, curieux, explorateur... J'aborde cette notion dans l'article « la sérendipité ou l'art de cueillir la fleur du hasard ». (revue Transitions n°3)
L’apprentissage informel c’est l’apprentissage partout et en tout temps par le biais des autres dans les réseaux de connexion. Nous avons un nouveau rapport au savoir et aux connaissances et la frontière entre temps de travail et temps personnel s’estompe.
Le socialbookmarking me semble être une traduction particulièrement intéressante de la théorie du connectivisme qui avance que l’apprentissage est le résultat de la connexion de différentes sources d’information, que c’est un processus dynamique reposant sur la mise à jour régulière de l’information dans les réseaux en participant à la création des connaissances. Cette théorie développée par George Siemens constitue un modèle d’apprentissage prenant en compte les bouleversements sociaux occasionnés par les nouvelles technologies et qui impliquent que l’apprentissage n’est plus seulement une activité individualiste et interne, mais est aussi fonction de l’entourage et des outils de communication dont on dispose.
Le dispositif de socialbookmarking qui vise à archiver, mémoriser, partager des signets en groupes ou en communauté, peut être considéré comme un "dispositif processuel de la mémoire" fonctionnant sur le travail coopératif des usagers partageant leurs signets développant une mémoire collective. Mais ces bases de signets ne sont pas de simples "magasins" ou de "simples puits" à ressources et si on se réfère à la remarque de Pierre Lévy, l’enregistrement des données n’a pas de valeur en soi. Ce qui vaut, c’est "l’intelligence collective qui s’en nourrit, partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences... ".
De plus, le socialbookmarking atténue la frontière entre les « amateurs » et les « experts ». Dans un groupe d'intérêt, chacun est légitime pour apporter des ressources. Ces dernières sont acceptées tant qu'elles répondent aux besoins. Cela relativise largement la position d'autorité que s'arrogent les experts.
Enfin, le socialbookmarking est une pratique très personnalisable : votre bibliothèque de liens ne ressemble pas à la mienne, même si nous appartenons au même groupe. Cette personnalisation est très importante de nos jours, car nous voulons avoir la maîtrise de nos parcours de formation. Et du coup, l'apprentissage étant personnalisé, basé sur des ressources que l'apprenant (partant du principe que nous sommes tous apprenants, dans cette configuration) a lui-même choisies, devient efficace.
Tels les Robinsons qui sont généralement des héros civilisateurs qui investissent l'île, la colonisent, la cartographient, et nomment chaque endroit en étant des pionniers organisateurs, les praticiens du socialbookmarking aménagent et apprivoisent l'île du savoir, investie par chacun et pouvant apporter des fruits pour tous.
Retrouvez Michèle Drechsler sur la toile :
Son compte Diigo
Son compte Twitter
Son compte Facebook
La liste de ses publications sur Posterous
Pratiques du socialbookmarking dans le domaine de l'éducation. Affordances sémantiques, socio-cognitives et formatives". Thèse consultable et téléchargeable sur le site d'Educnet.
Le social bookmarking et la formation tout au long de la vie - 2
Créé le lundi 14 juin 2010 |
Mise à jour le dimanche 28 octobre 2012
Deuxième partie de l'entrevue avec Michèle Drechsler.Accédez à la première partie de l'entrevue.
Le social bookmarking, c'est bon pour tout le monde
Chacun aujourd'hui est invité à ne plus se contenter de sa formation initiale et à « se former tout au long de la vie », pour conserver son employabilité grâce à la mise à jour régulière de ses connaissances. Comment les pratiques de socialbookmarking que vous avez décrites et analysées dans votre travail de thèse entrent-elles en résonance avec cette préoccupation de formation tout au long de la vie ?La formation tout au long de la vie se nourrit de différentes stratégies, moments et espaces d'apprentissage. Marcia L. Conner propose un schéma très simple, qui met en évidence quatre sources d'apprentissage (voir schéma ci-dessous) :

Les décideurs des pays de l’OCDE sont de plus en plus conscients de la source abondante de capital humain que représente l’apprentissage non formel et informel. Le dernier rapport de l’OCDE du 01 Avril 2010, explore les avantages de la reconnaissance des résultats de l’apprentissage non formel et informel dans 22 pays et dresse un état des lieux des politiques et pratiques existantes avant d’émettre des recommandations sur les façons d’organiser la reconnaissance de ces systèmes d’apprentissage. Les frontières entre le travail et l’éducation s’estompent. Le temps du travail professionnel et le temps personnel de veille s’interpénètrent.
On apprend même sans vraiment le vouloir...
Mais, même si l'on n'a pas de pratique de veille formalisée, le socialbookmarking s'inscrit dans ces pratiques de formation informelle. On apprend aussi sans vraiment le vouloir, grâce à l'accès à une ressource (un document, une personne, un texte, un film...) et à la réflexion ou l'action qu'elle nourrira. La navigation sur Internet, à des fins privées ou professionnelles, prend une place importante dans nos vies, et y insérer le socialbookmarking de manière habituelle contribue à l'accroissement de la durée de vie des ressources rencontrées.Quand la démarche s'inscrit dans un cadre collectif, l'effet est démultiplié. D'abord, parce que le quantité de ressources pertinentes (évaluées par les utilisateurs) est beaucoup plus importante; ensuite, parce que le collectif stimule l'utilisation, l'envie de continuer à apprendre, comme nous l'avons vu pour les enseignants.
Tous les Internautes sont-ils potentiellement compétents, en matière de social bookmarking ?
Pourquoi pas ? A condition d'acquérir ou de développer certaines compétences. Et il est intéressant de constater que les compétences demandées (trier, filtrer, rendre explicite, etc.) sont les mêmes que celles qui permettent de construire son espace de « Personnal Knowledge Management », ou espace de gestion personnelle des connaissances. Voyez par exemple la représentation de l'espace de gestion personnelle des connaissances proposée par Harold Jarche. Les opérations clés permettant de traiter l'information sont exactement celles que réalise une personne qui indexe puis utilise une ressource :
Nous avons tous un espace de ce type, plus ou moins développé, dans lequel se côtoient les savoirs canoniques et les savoirs bricolés, basés sur des ressources découvertes par hasard. Lorsqu'on sait confronter et lier les ressources issues de ces différentes sources, on sait apprendre.
Et le collectif est ici d'une grande aide...
Non seulement le collectif aide à identifier, catégoriser les ressources mais il stimule l'envie d'apprendre. Ceci dit, la participation active et organisée aux réseaux sociaux n'est pas innée. On le sait, dans les groupe de mutualisation des ressources comme les groupes sur Diigo, une toute petite minorité apporte des ressources. Les autres utilisent (le plus souvent, sans dire précisément ce qu'ils utilisent) ou restent en observateurs. Comment apprendre à participer ? Comment faire profiter les autres de ce que l'on fait des ressources apportées ? Comment confronter son expérience avec celle des autres ? La participation s'apprend aussi. Comme le dit François Taddéi : « Quelle que soit la formation reçue, il est vital de savoir mettre à jour non seulement son contenu, mais les façons d’y participer, sur le Web.
A partir de là, on peut être créatif ». La créativité nait souvent de l'imprévu, mais il faut savoir provoquer l'imprévu, plutôt que d'attendre que la bonne idée nous tombe dessus pendant notre sommeil. Avec les nuages de tags du socialbookmarking, on peut devenir des explorateurs du Web et faire des passerelles entre les parcelles de savoirs. C'est une porte ouverte sur la sérendipité où l'inattendu est présent, mais le hasard ne révèle de lui-même aucune fécondité. C’est une attitude, une sorte de savoir-être, une situation d’attention, d’ouverture, de disponibilité. Cela suppose aussi d’avoir un esprit toujours en éveil, curieux, explorateur... J'aborde cette notion dans l'article « la sérendipité ou l'art de cueillir la fleur du hasard ». (revue Transitions n°3)
Savoirs académiques et savoirs bricolés se complètent
Que nous apprend le social bookmarking sur le changement de perception de notre rapport au savoir et aux connaissances aujourd'hui ?L’apprentissage informel c’est l’apprentissage partout et en tout temps par le biais des autres dans les réseaux de connexion. Nous avons un nouveau rapport au savoir et aux connaissances et la frontière entre temps de travail et temps personnel s’estompe.
Le socialbookmarking me semble être une traduction particulièrement intéressante de la théorie du connectivisme qui avance que l’apprentissage est le résultat de la connexion de différentes sources d’information, que c’est un processus dynamique reposant sur la mise à jour régulière de l’information dans les réseaux en participant à la création des connaissances. Cette théorie développée par George Siemens constitue un modèle d’apprentissage prenant en compte les bouleversements sociaux occasionnés par les nouvelles technologies et qui impliquent que l’apprentissage n’est plus seulement une activité individualiste et interne, mais est aussi fonction de l’entourage et des outils de communication dont on dispose.
Le dispositif de socialbookmarking qui vise à archiver, mémoriser, partager des signets en groupes ou en communauté, peut être considéré comme un "dispositif processuel de la mémoire" fonctionnant sur le travail coopératif des usagers partageant leurs signets développant une mémoire collective. Mais ces bases de signets ne sont pas de simples "magasins" ou de "simples puits" à ressources et si on se réfère à la remarque de Pierre Lévy, l’enregistrement des données n’a pas de valeur en soi. Ce qui vaut, c’est "l’intelligence collective qui s’en nourrit, partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences... ".
De plus, le socialbookmarking atténue la frontière entre les « amateurs » et les « experts ». Dans un groupe d'intérêt, chacun est légitime pour apporter des ressources. Ces dernières sont acceptées tant qu'elles répondent aux besoins. Cela relativise largement la position d'autorité que s'arrogent les experts.
Enfin, le socialbookmarking est une pratique très personnalisable : votre bibliothèque de liens ne ressemble pas à la mienne, même si nous appartenons au même groupe. Cette personnalisation est très importante de nos jours, car nous voulons avoir la maîtrise de nos parcours de formation. Et du coup, l'apprentissage étant personnalisé, basé sur des ressources que l'apprenant (partant du principe que nous sommes tous apprenants, dans cette configuration) a lui-même choisies, devient efficace.
Tels les Robinsons qui sont généralement des héros civilisateurs qui investissent l'île, la colonisent, la cartographient, et nomment chaque endroit en étant des pionniers organisateurs, les praticiens du socialbookmarking aménagent et apprivoisent l'île du savoir, investie par chacun et pouvant apporter des fruits pour tous.
Retrouvez Michèle Drechsler sur la toile :
Son compte Diigo
Son compte Twitter
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Pratiques du socialbookmarking dans le domaine de l'éducation. Affordances sémantiques, socio-cognitives et formatives". Thèse consultable et téléchargeable sur le site d'Educnet.
mardi 13 mai 2014
LE COURS LPSY1408. Un dispositif hybride entre « Métro » et « Ecosystème »
M@rcel :
À la demande de Bruno Tison, je vous donne accès à
l'un de mes cours donné au premier quadrimestre. Il est en principe
ouvert.
Je vous conseille de consulter tout d'abord le "Plan de cours"
(colonne des outils à gauche) en examinant le scénario (en page
d'accueil ou dans l'outil "Documents". Vous pourrez visiter les forums,
les travaux, les groupes, les annonces ...
Le schéma général (pour moi, un scénario, ça se dessine
Ce cours (version antérieure) à aussi été présenté sur mon Blog
Aussi un article où j'en parle en référence à la typologie Hy-Sup
Bonne visite
UNE APPLICATION DE LA RECHERCHE EUROPEENNE HY-SUP : LE COURS LPSY1408. Un dispositif hybride entre « Métro » et « Ecosystème »
Publish at Calameo or read more publications.
La plateforme cours UCL Marcel LEBRUN
La plateforme cours UCL Marcel LEBRUN
Cours LPSY 1408 (5 Crédits)
Marcel Lebrun (ML, titulaire), Françoise Docq (FD) et Denis Smidts (DS)
Objectifs d’apprentissage et contenu
Au terme de cet enseignement, les étudiant(e)s seront
davantage capables de :
- comprendre les différents termes
et concepts utilisés dans les Technologies de l'information et de la
Communication (TIC)
- catégoriser les différents outils
et les différents usages des technologies
dans la formation
- comprendre les modes de dissémination des
innovations pédagogiques dans les institutions
- se référer à des modèles
de référence afin d’analyser des développements et des applications
pédagogiques des technologies dans la formation
- de discerner et d’analyser les composantes en
relation avec les aspects cognitifs et ergonomiques
- comprendre les différents nouveaux
rôles impliqués dans les développements et les usages des technologies
dans la formation
- relater et analyser leur vécu
dans des situations d’apprentissage basées sur l’eLearning
- évaluer l’efficacité de
ces technologies dans la formation.
Outre ces objectifs généraux, le cours LPSY1408 vise à
contribuer au développement de compétences
transversales telles : se former à
distance, rechercher des informations pertinentes et valides, travailler en
équipe en ligne, exercer son esprit critique argumenté, rédiger une synthèse,
communiquer scientifiquement …
Cours en auditoire (dates en rouge) :
19/9/2013
– 23/9/2013
|
Flipped Classrooms (1) Cours
en ligne (podcast)
|
26/9/2013
|
Flipped Classrooms (2) Pédagogie et Technologie (ML)
|
26/9/2013
– 10/10/2013
|
Co-Learning Groups :
Préparation de thématiques relatives aux TICe
|
10 octobre
2013
|
Présentations et débats sur les thématiques (Groupes I)
(FD & DS)
|
17 octobre
2013
|
Présentations et débats sur les thématiques (Groupes II)
(FD & DS)
|
31 octobre
2013
|
Synthèse et aspects pédagogiques des TICE (ML)
|
14 novembre
2013
|
Synthèse et aspects pédagogiques des TICE (ML)
|
28 novembre
2013
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Mini-colloque (A) – (FD)
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5 décembre
2013
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Mini-colloque (B) – (DS)
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Ces cours sont construits de manière à apporter aux
étudiant(e)s les outils et concepts nécessaires à l’élaboration de leur travail
(projet du quadrimestre) et en synchronisation avec celui-ci.
Flipped Classrooms : 26 septembre 2013 (en présence)
Il s'agit de déplacer la partie transmissive des cours à
distance (via des documents à lire, des podcasts) et d'utiliser le temps en
présentiel (en auditoire) pour des activités ou des interactivités : lectures at home and howework in class. Pour
la bonne organisation du cours du 26 septembre, les étudiant(e)s sont
invité(e)s à déposer leurs avis, commentaires, opinions et questions sur le
forum créé à cet effet pour le 23 septembre.
Co-Learning Groups : 10 octobre 2013 et 17 octobre 2013
(en présence)
Des thématiques sont attribuées aux groupes et les
étudiant(e)s sont invité(e)s à présenter en amphi une synthèse (10 min selon le
schéma des TED Conferences) des
ressources proposées au groupe (2 ou 3 documents : article scientifique, billet
de Blog, vidéo …). En outre, un autre groupe se voit attribuer les mêmes
documents mais, cette fois, pour conduire un débat (10 min) après la
présentation du groupe en charge de la synthèse. Les présentations seront
déposées dans une session de l'outil "Travaux" sur iCampus pour
mutualisation.
Mini-colloque : 28 novembre 2013 et 5 décembre 2013
Chaque groupe présentera son travail (projet du
quadrimestre) et un autre groupe aura la charge de rédiger un "édito
critique" de cette présentation et de son contenu. Ce groupe
"évaluateur critique" est en charge de l'amélioration du travail
provisoire présenté. Des conseils et suggestions d'amélioration seront déposées
sur le forum adhoc (le plus rapidement possible après le mini-colloque) afin
que le groupe "évalué" puisse en profiter.
Evaluation – examen
L’évaluation portera sur un travail rédigé par les
étudiant(e)s travaillant en groupe de MINIMUM 4 étudiants et MAXIMUM six
étudiants.
Ce travail comportera dix pages tapuscrites. Il sera
constitué de deux parties :
-
une première de 8 pages comportant un rapport scientifique de synthèse
réalisé par le groupe (42 points sur 50)
-
une seconde de 2 pages constituant une analyse
critique du travail d’un autre groupe (8 points sur 50). Cette analyse critique
se basera sur la lecture du travail de l’autre groupe et sur la présentation
réalisée en mini-colloque.
Les travaux seront évalués sur base des consignes et des
critères de qualité définis ci-dessous.
Tout plagiat sera sanctionné de la manière la plus sévère.
Constitution des groupes
Les étudiant(e)s s’inscrivent
au cours LPSY 1408 sur iCampus entre le jeudi 19 septembre 2013 et le jeudi 3
octobre 2013.
Les groupes seront ouverts au
plus tôt le 19 septembre 2013 et les étudiant(e)s pourront former les groupes
de leur choix jusqu’au jeudi 3 octobre. Les
groupes doivent rassembler entre 4 et 6
étudiants.
Le vendredi 4 octobre en fin de journée, les étudiant(e)s
non encore affiliés à un groupe seront ajoutés à des groupes existants (si ces
groupes comptent moins de 4 personnes) ou répartis aléatoirement dans de
nouveaux groupes d’environ six étudiants. Les groupes seront dès lors
« bloqués ». Le schéma
ci-dessous se trouve aussi dans l’outil « Documents ».

Choix du thème du travail
Le travail constituera un rapport scientifique de synthèse sur une thématique particulière
(voir les propositions de thème sur iCampus) portant sur l’utilisation de
l’eLearning dans l’enseignement et l’apprentissage. L'eLearning étant défini
par un apprentissage soutenu par les TIC, les outils à envisager (cédéroms,
vidéos, podcasts, logiciels de simulation, forums, réseaux sociaux, tablettes,
plateformes ...) ainsi que les dispositifs pédagogiques (apprentissage
individuel, magistral soutenu par les TIC, apprentissage par problèmes, par
projets, apprentissage collaboratif…) d'accompagnement des apprenants consistent
une large panoplie. Les étudiant(e)s peuvent choisir un thème de leur choix.
Mentionnons quelques « outils technologiques »
pouvant servir d’ancrage à la réflexion :
-
iCampus, une plateforme pour apprendre ?
-
Les réseaux sociaux et l’intelligence
collective : la fin de « l’école » ?
-
Enseigner sur FaceBook ou Twitter ?
C’est pas possible !
-
Les podcasts, finis les cours ?
-
La recherche d’informations, fastoche ?
-
L’enseignement à distance est-il devenu un
apprentissage sans distance ?
-
Les MOOC résurgence de l'enseignement
traditionnel ou opportunités pour l'apprentissage ?
-
Web 2.0, un levier pour favoriser l’enseignement
et l’apprentissage ?
-
Les "flipped classrooms", un
enseignement d'avenir ?
-
…
La période du 3 octobre au 11 octobre 2013 (date du dépôt du
thème choisi sur le forum adhoc) sera consacrée à la recherche des thèmes
technologiques, des contenus disciplinaires et des dispositifs qui seront
travaillés dans les groupes (en « local » lors des cours que les
étudiants suivent ou sur les forums des groupes ou …). Il est impératif
néanmoins de garder la trace de cette construction sur le forum afin de
permettre les interactions avec les autres étudiants et les enseignants.
Autrement dit, même si les groupes se réunissent en présence, il est important
(pour les autres étudiant(e)s et l'équipe enseignante) de déposer un PV de la
réunion (charge et rôle de chacun, questions traitées, échéances …)
Le choix précis du thème et du
contenu sera posté dans le forum « thème des travaux » pour le vendredi
11 octobre 2013 au plus tard. Un
étudiant du groupe y poste un message détaillé au nom du groupe, le sujet (faire
"nouveau sujet" dans le forum) du message devant contenir le thème
abrégé et le numéro du groupe. (par exemple, « Groupe 4 –
Comment entretenir la motivation des étudiants dans un cours en
ligne ? », « Groupe 7
– Enseigner l’espagnol sur un réseau social » …). Dans le corps du
message, figurent quelques lignes de description du thème.
Consignes pour le travail
PREMIERE PARTIE (8 pages maximum) – le 17 novembre 2013 (version provisoire)
Cette première partie constitue un rapport scientifique de synthèse sur une thématique particulière
liée à l’eLearning (l'apprentissage et la formation par les TIC). Le travail
doit être rédigé de manière à « faire le tour » de la
thématique : questions qui se posent, éléments de réponse inspirées de la
littérature, étude et analyse de cas concrets, réflexion critique.
Il comportera nécessairement un titre attractif ainsi que
(a) une introduction : présentation du contexte (outils, dispositifs
...), du sujet, de la problématique, questions qui se posent, tentatives de
réponses (hypothèses), etc. = poser le problème.
(b) un développement : définition des concepts, présentation et
analyse de ressources et références, analyse critique de résultats, exemples
d’application, etc. = donner des arguments en lien
avec la problématique.
(c) une conclusion : rappel des questions, synthèse des réponses, avis
sur le travail réalisé et pistes prospectives.
(d) une bibliographie : Les étudiant(e)s veilleront à utiliser au moins trois éléments (concepts,
modèles…) vus lors des cours magistraux ou tirés des ouvrages de référence. Par
ailleurs, ils s’appuieront sur au moins
3 références nouvelles par rapport à ce qui a été donné au cours. Ceci
entraîne une liste bibliographique d’au moins 6 références, citées selon les
normes APA (voir le document sur les normes APA dans l’outil « documents
et liens »).
Parmi les critères de qualité du
travail, outre les critères relatifs à la qualité de l’expression, à
l’orthographe, à la grammaire et à la présentation générale (titre, table des
matières, références), on mentionnera :
-
la description du contexte et des technologies
concernées par la thématique,
-
la définition précise des concepts utilisés,
-
la pertinence du questionnement par rapport à la
thématique choisie,
-
la pertinence des réponses apportées,
-
la recherche de sources d’information de qualité
et leur analyse critique,
-
l’articulation claire du raisonnement,
-
la mise en évidence des idées essentielles,
-
l’utilisation d’éléments issus des cours ou des
ouvrages de référence,
-
la citation correcte des sources, dans le texte
et dans la bibliographie.
Le rapport mentionnera en page de garde :
-
le titre du rapport,
-
le numéro du groupe,
-
les noms des étudiants du groupe ainsi que leurs
départements et facultés.
La page de garde portant ces informations ne « compte
pas » dans les 8 pages souhaitées. Par contre, les références sont
comprises dans les 8 pages requises.
La page de garde contiendra également une phrase par
laquelle les étudiants s’engagent à citer toutes les sources d’information sur
lesquelles ils s’appuient. Par exemple : « Nous
attestons que ce travail cite toutes les sources d’information sur lesquelles
il s’appuie et ne contient pas de
plagiat. »
La description du
fichier « provisoire » que vous déposerez dans l’outil « Travaux-1 »
mentionnera le thème et le numéro du groupe.
SECONDE PARTIE (deux pages) – échéance de la remise du travail global le dimanche 22
décembre 2013 … 23h59 !
Les semaines qui suivront celle du dépôt du travail
provisoire seront consacrées à un mini-colloque, "apothéose" du
cours. Chaque groupe lira le travail d’un autre groupe afin de l’évaluer de
manière critique. Des consignes seront données ultérieurement pour le choix du
travail à lire. Le mini-colloque sera l’occasion de poser des questions pertinentes ou impertinentes … Le but n’est pas de « mettre
dedans » vos collègues ou ami(e)s mais de les aider à s’améliorer par
rapport aux critères donnés dans ce document. Suite au mini-colloque, chaque
étudiant (et chaque groupe) sera invité de déposer au plus vite ses conseils et
suggestions dans le forum adhoc afin d’aider le « groupe évalué » à
faire le meilleur travail possible (en regard des critères). Une synthèse de
groupe, critique et organisée, en deux pages sera réalisée (cette synthèse
reprend les éléments d'appréciation ou d'amélioration déposés dans le forum
mais de manière plus structurée).
Critères de qualité pour la critique de l’autre
travail :
1) Le rapport critique met en évidence les points forts et
les points faibles relatifs au contenu
du travail de l’autre groupe (une page environ) :
-
La lecture du travail vous aide-t-elle à
comprendre la thématique traitée ? Les idées essentielles sont-elles bien mises
en évidence ?
-
En quoi le travail représente-t-il une bonne
synthèse de la thématique choisie ?
-
En quoi les conclusions du travail
apportent-elles un éclairage sur la valeur ajoutée par les technologies à
l’enseignement et à l’apprentissage ?
2) D’autre part, le rapport critique met en évidence les
liens (complémentarité, opposition…) avec la thématique que votre groupe a
traitée (une page environ). En quoi la lecture de cet autre travail
transforme-t-elle la vision de votre propre thématique ?
On pourrait concevoir que, suite à cette lecture critique,
cela vous donne des idées pour revoir votre propre travail pour l’améliorer.
Ceci est envisageable si vous respectez les délais prévus.
ATTENTION, le rapport (global, 8 pages + 2 pages) mentionnera
en page de garde qu’il s’agit de la version
définitive.
Elle mentionnera en outre : le titre du travail, le numéro
du groupe, les membres du groupe ainsi que le numéro du groupe dont le travail a
été évalué. Comme pour le travail provisoire, la page de garde portant ces
informations ne « compte pas » dans les 10 pages souhaitées. Par
contre, les références sont comprises dans les 8 pages requises du travail de
synthèse. La page de garde contiendra également une phrase par laquelle les
étudiants s’engagent à citer toutes les sources d’information sur lesquelles
ils s’appuient. Par exemple : « Nous attestons que ce travail cite
toutes les sources d’information sur lesquelles il s’appuie et ne contient pas
de plagiat. »
La description du
fichier définitif que vous déposerez dans l’outil « Travaux-2 »
mentionnera le numéro du groupe.
Outils de travail
A chaque groupe sera associé
un Forum (échange structuré de courriers), un Chat (pour les discussions), un
Wiki (outil d’écriture collaborative) et un outil « Documents du
groupe » (pour le stockage des documents de travail) afin de
faciliter le travail des étudiants. Vu
les objectifs d’apprentissage de ce cours, il est souhaitable que les étudiants
utilisent ces outils, afin de les expérimenter et de garder la trace des
activités qu’ils ont accomplies.
Le forum est un lieu qui
permet à tout chacun (y compris vos enseignants) de voir l’avancée de votre
travail. Même si vous vous réunissez en « local », il est intéressant
de noter dans le forum un PV de la réunion : état du travail, décisions
prises, charges de chacun …
Les deux versions du travail (travail provisoire de 8 pages
et travail définitif de 10 pages) doivent être publiées dans l’outil "Travaux"
sur iCampus (et ne peuvent donc pas être envoyées par mail).
Récapitatif des échéances
-
Jeudi 3 octobre 2013
: être inscrit sur le cours LPSY 1408
sur iCampus et être affilié à un groupe
-
Vendredi 11 octobre 2013 : avoir écrit le thème choisi pour le travail dans le
forum « Thème des travaux ». Y poster un message détaillé par groupe,
contenant dans le sujet du message le thème abrégé et le numéro du groupe. Une description en quelques lignes
figure dans le corps du message.
-
Dimanche 17 novembre 2013 (à 23h59) : la première partie provisoire du travail (8 pages) est publiée dans la première
session de l’outil Travaux ("Travaux-1"). Attention à bien compléter
le champ de description du travail (groupe, titre ...).
-
Dimanche 22 décembre 2013 (à 23h59) : le travail définitif (10 pages) avec l’analyse critique du travail d’un autre
groupe est publié dans la deuxième session de l’outil Travaux
("Travaux-2"). Attention : son titre doit contenir la mention
« définitif ». Attention aussi à bien compléter le champ de
description du travail.
Ressources – supports
Les étudiants s’inspireront principalement du livre « eLearning pour
enseigner et apprendre » disponible à un prix intéressant (22 Euros) chez
Academia-Bruylant ou encore du livre « Théories et méthodes pédagogiques pour
enseigner et apprendre » (De
Boeck) aussi disponible chez Academia-Bruylant.
Néanmoins ils veilleront à proposer au moins trois références
originales (autres que celles du livre).
Par ailleurs, voici
quelques autres références utiles :
1) Le site « Thot », nouvelles de la formation à
distance
2) Recherche sur le site CLIC (Bouton RECHERCHE), le
bulletin collégial des TIC :
3) Le " Journal of Technology Education" : http://scholar.lib.vt.edu/ejournals/JTE/
4) Le site « Profetic » et la « revue
internationale des technologies en pédagogie universitaire »
http://www.ritpu.org/
5) Les sites de la Communauté Française de Belgique :
http://www.enseignons.be/
6) Le "Blog de M@rcel" : http://bit.ly/blogdemarcel
7) Mon outil de curation d'informations (Scoop.it) : http://www.scoop.it/u/marcel-lebrun
8) Normes de citation APA (voir le document dans l’outil
« documents et liens »)
Conseils pour l’organisation du groupe
Pour le travail coopératif proprement dit , il est
conseillé aux étudiant(e)s de réfléchir à leur méthode de travail (structure,
planification …) et/ou de suivre la
démarche suivante (méthode de l’accordéon ou des itérations
successives) :
-
Chaque étudiant(e) dresse un rapide
« brouillon » en deux pages de l’ensemble du travail : (1)
introduction, (2) questions ou objets du travail, (3) hypothèses ou
organisation, (4) analyse des références, (5) argumentation ou structure, (6)
résultats escomptés ou bénéfices attendus, (7) points à mettre en évidence, (8)
références. Cette structure du travail est éventuellement négociée dans le
groupe mais l’essentiel est que chaque étudiant(e) fasse l’ensemble du travail
et le poste sur le forum (prévoir un délai).
-
Les étudiant(e)s s’attribuent l’un des points de
la structure du rapport : l’étudiant (a) s’occupe du point (1), lit toutes
les introductions et en fait une synthèse ; l’étudiant (b) s’occupe du
point (2) et résume les différentes questions ou objets du travail ;
l’étudiant (c) etc .
Il est important de définir la grandeur de chaque travail afin de ne pas dépasser les huit pages au total. Ensuite chacune des parties du rapport est postée sur le forum par son responsable
Il est important de définir la grandeur de chaque travail afin de ne pas dépasser les huit pages au total. Ensuite chacune des parties du rapport est postée sur le forum par son responsable
-
L’ensemble est relu par tous les étudiant(e)s
(chaque étudiant relit les points 1, 2, 3, 4…)
-
Chacun reprend sa partie (l’étudiant (a), la
partie (1), etc) afin
d’homogénéiser les différentes productions. Quelqu’un se charge de l’assemblage
définitif.
-
L’ensemble est relu par tous les étudiant(e)s du
groupe … et voilà.
Il est intéressant que chaque groupe se désigne un
« leader » (qui changera au cours du temps) afin de scander les
différentes opérations.
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