lundi 3 février 2014

Infos sur les MOOC par Marcel Lebrun

Très intéressant article de George Siemens qui avait sans doute autre chose en tête en "inventant" le premier MOOC Connectiviste.


Ce n'est pas (seulement) vers le "massive teaching" que l'enseignement supérieur doit s'orienter mais vers des formes de "Learning" plus personnalisées, plus contextualisées, ancrées dans les individus et le collectif ...


Les MOOC nous font réfléchir à la valeur de la présence.
 Ne gâchons pas cette occasion historique, encore tout ébloui 
par l'illusion du savoir-transmis-donc-appris !


D'autre part, si les "savoirs" ainsi externalisés, transmis et véhiculés ... nous libèrent de la tradition séculaire du cours ex-cathedra, c'est à nous inexorablement que revient la tâche d'apprendre, d'imaginer les espaces-temps de l'apprentissage à l'ère numérique.



Cours en ligne : après le MOOC, le SPOC

30.10.2013, publié dans World0
Critiqués pour leur fort taux d'échec de l'autre côté 
de l'Atlantique, les MOOC n'ont plus la côte aux Etats-Unis 
et pour­raient bien­tôt être éclip­sés par les SPOC (pour small pri­vate online classes).


© olly — Fotolia.com




C'est pas de moi, mais de ETH Zuerich.
Alors qu'en France, les ins­crip­tions à la pre­mière plate-forme natio­nale de MOOC viennent de s'ouvrir, aux Etats-Unis, ces cours mul­ti­me­dia en ligne ouverts à tous, cri­ti­qués, sont déjà en perte de vitesse. Et une nou­velle forme d'enseignement en ligne est en train d'émerger : il s'agit des SPOC (small pri­vate online classes).
Manque d'interaction dans les MOOC
Les MOOC sont notam­ment incri­mi­nés outre-Atlantique pour le nombre élevé d'étudiants qui aban­donnent avant la fin du cur­sus. L'Université de San José a d'ailleurs sus­pendu la dif­fu­sion de ses MOOC sur la plate-forme Udacity, car le taux d'abandon chez les étudiants ins­crits, 56 % en moyenne, attei­gnait 76 % sur cer­taines matières.
Une situa­tion que les détrac­teurs du modèle attri­buent au peu d'interaction entre ensei­gnants et étudiants, le pro­fes­seur ne pou­vant répondre aux sol­li­ci­ta­tions des mil­liers de per­sonnes qui suivent le MOOC. Selon la BBC, il y aurait eu davan­tage d'inscriptions aux MOOC d'Harvard en 1 an qu'à l'université pen­dant ses 377 ans d'existence !
Les MOOC bien­tôt sup­plan­tés par les SPOC ?
C'est dans ce contexte qu'ont com­mencé à émer­ger les SPOC, expé­ri­men­tés par exemple à Harvard et San José. Il s'agit tou­jours de cours mul­ti­me­dia en ligne, mais réser­vés à un petit groupe d'élèves. Ils visionnent le cours avant de se rendre en classe "réelle", avec un ensei­gnant qui consacre alors son temps à déve­lop­per les notions évoquées dans la vidéo, répondre aux ques­tions et expli­quer les points dif­fi­ciles. Le SPOC peut égale­ment inclure des éléments d'évaluation type MOOC.
San José, dont l'expérience MOOC avait été peu concluante, a conclu un par­te­na­riat SPOC avec la plate-forme Edx, dont les pre­miers résul­tats sont encou­ra­geants. Selon un ensei­gnant de l'université, cité parSlate, 91 % des étudiants ont obtenu leur exa­men à la fin du cours basé sur le SPOC, contre 65 % en moyenne les années précédentes.
Une approche pas si révolutionnaire ?
Le concept du SPOC semble fina­le­ment proche de celui de "classe inver­sée" déjà expé­ri­menté depuis quelques temps. Lors d'une "classe inver­sée", les élèves visionnent une vidéo du cours enre­gis­trée par l'enseignant sur Youtube avant d'aller en classe.
C'est égale­ment une approche défen­due par Salman Khan, fon­da­teur de la Khan Academy : il avait en effet encou­ragé les ensei­gnants à uti­li­ser les vidéos péda­go­giques mises en ligne sur la plate-forme pour "inver­ser la classe".
Elsa Doladille

MOOC, SPOC, CLOM, FLOT ... Moi, mon cours hybride, je l'ai appelé TORQUE : Tiny, Open-with-Restrictions, focused on QUality and Effectiveness

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